Comprendre et calmer les colères

Depuis quelques temps Gabriel, qui va bientôt avoir trois ans, a du mal à gérer ses frustrations. C’est un petit garçon très joyeux et câlin, mais quand une de ses envies n’est pas assouvie, c’est la colère assurée ! Je n’avais pas connu ça de cette façon avec Maxence et Nolan. Ils ont vécu cette période plus tranquillement, ou du moins je pouvais les consoler et les raisonner plus facilement. Je me suis donc replongée dans mes livres pour trouver des réponses et des solutions que je vais vous livrer aujourd’hui.

Apprendre la frustration

Les crises de colère font partie du développement normal de l’enfant, particulièrement à l’âge où celui-ci commence à développer son autonomie, soit à partir de 18 mois. Certaines crises ne durent que quelques minutes, mais d’autres peuvent se prolonger pendant plus d’une heure.

Certains enfants ont plus tendance à faire des crises que d’autres. Cela peut être dû au fait qu’ils ont un tempérament plus affirmatif ou encore une moins grande tolérance à la frustration. Il est également observé que les crises de colère sont plus fréquentes chez les enfants qui sont moins à l’aise d’exprimer verbalement leur mécontentement. Leur colère se manifestera alors par des cris et des gestes.

Pour un tout-petit, les crises sont souvent une façon de réagir lorsqu’il se sent dépassé par l’intensité de ses sentiments ou de ses besoins, et qu’il n’arrive pas à les exprimer. Même pour un enfant qui parle bien, mettre des mots sur ses émotions et ses sensations est difficile et demande de la pratique et des encouragements.

Source : Naître Et Grandir

 

Comment calmer les colères

Je suis incapable de lever la main sur mes enfants, pour moi une simple tape sur la main pour dire « non » est un geste qui m’est insupportable. J’ai donc cherché des solutions douces et bienveillantes pour calmer les crises. Il est important d’intervenir pour lui montrer que l’on comprend qu’il soit en colère, mais s’il n’est pas réceptif alors il vaut mieux le laisser se calmer et réagir seulement en cas de danger pour lui. Garder son calme autant que possible et ne pas céder est également nécessaire, en effet cela montrera à l’enfant que crier ou taper le dessert plutôt que l’inverse, et que mettre des mots sur ses émotions est plus efficace.

 

unesourisbleue.fr

 

Quelques solutions efficaces :

  • Le contenir dans ses bras pour essayer de faire baisser la tension
  • Détourner son attention sur autre chose s’il est réceptif
  • Capter son attention en se mettant à sa hauteur et en lui parlant calmement
  • Ne pas l’enfermer dans une pièce seul

Une fois la pression redescendue, il est opportun de mettre des mots sur ce qu’il s’est passé et lui proposer des solutions pour plus appropriées pour marquer son mécontentement. Certains sites proposent des activités pour parler de ses émotions comme par exemple des visages à imprimer avec des expressions différentes, ou un calendrier sur lequel on peut inscrire les sentiments de la journée …

Tout cela n’empêche pas la pression de monter en moi quelques fois et la soupape saute ! Et oui, nous sommes des êtres humains et pas des robots. Tout ce qui est dit dans les livres reste de la théorie, en pratique nos humeurs peuvent mettre nos plans en péril, soyons honnêtes. Il y a deux choses importantes que je retiens quand ça m’arrive :

  • J’ai vu l’incompréhension dans les yeux de mes enfants une fois, maintenant je vais souffler un bon coup dans une autre pièce de la maison avant de finir par faire une colère moi-même.
  • Lorsque je m’emporte, j’en suis consciente et je m’en veux. Alors je finis toujours par m’excuser auprès d’eux. Ce qui me permet de leur montrer que l’on peut tous faire des erreurs et se faire pardonner ensuite.

 

Ce qui fonctionne pour nous

 

Gabriel est très difficile à calmer, j’ai pris le parti de le laisser se calmer seul mais pas dans une pièce fermée. Puisqu’en définitive ils ne comprennent pas eux-même ce qui leur arrive. Ceci dit, quand il me fait une crise le matin parce qu’il veut une glace au petit déjeuner, je n’ai qu’une envie, le laisser se calmer de son côté et moi du mien !

Et c’est ce qui fonctionne le mieux. Je pense qu’il a maintenant compris ce qui se passait quand je lui répondais « non ». Donc je l’emmène dans sa chambre en laissant la porte ouverte (le soir s’il est fatigué), ou sur le banc de notre couloir (dans la journée). Et généralement cinq minutes plus tard il s’est clamé et revient me voir. Je lui demande si je peux lui parler, et je lui explique le pourquoi du comment.

Dans tous les cas j’essaie de ne pas me mettre en colère, je sais que c’est un état de stress pour lui et un apprentissage nécessaire à tout petit être humain !

 

C’est pareil chez vous ? N’hésitez pas à partager vos astuces en commentaire.

2 thoughts on “Comprendre et calmer les colères

  1. Merci pour ce petit article « rappel à l’ordre ». Cet après-midi, je lisais un article du magazine « Néosanté » qui est « Education : la permissivité c’est la santé », article très intéressant qui m’a rappelé l’essentiel en quelques lignes et, qui m’a fait commander dans la foulé le livre de Catherine Gueguen « Vivre heureux avec son enfant ». Je suis comme toi, lever la main sur mon enfant (ce petit être que l’on a temps désiré, qui ne serait pas là si nous l’avions pas voulu) met impossible et, ma rendu malade les trois fois où ça met arrivé. Delà, me remettre en question et, tout comme toi, me replonger dans certains écrits font du bien.

Un petit mot ça fait toujours plaisir :)