Du champs au petit pot

Comme je vous le disais récemment sur le blog, j’ai été invitée par Blédina à Lyon pour visiter le verger d’un producteur qui fournit Blédina entre autre, puis à Paris pour discuter avec un producteur de pomme de terre. Ces deux journées ont été tellement riches qu’il m’a fallu filmer et tout noter pour ne rien oublier, en effet ce fût pour nous l’occasion de poser toutes les questions qui nous taraudent sur l’alimentation infantile. Les agriculteurs étaient réellement passionnés et passionnants ! Les sujets étaient vastes, nous sommes passés de la plantation  à la fabrication d’un petit pot, sans oublier les moyens de sauvegarde d’une récolte, les contrôles … J’espère ne rien oublier et tout vous dévoiler !

 

La première question qui brûlait les lèvres : quelle est la différence entre agriculture biologique et agriculture raisonnée ? Qu’est-ce que cela peut changer pour le producteur, le distributeur et le consommateur ?

 

Tout d’abord le label bio c’est une obligation de moyen et non de résultat, ce qui implique un produit qui n’est pas forcément bon et beau mais un produit exempt de produit chimique. C’est ce qui rebute les agriculteurs à passer au bio car leur exploitation le pourrait, en revanche c’est un risque important pour eux puisqu’en cas d’invasion par exemple, il ne pourrait pas du tout intervenir et risqueraient de perdre la totalité de leur production voir plus.

Il faut rappeler que si les produits chimiques ont été créés c’est parce qu’il y a eu des problèmes, comme par exemple des infestations d’insectes, des intempéries ou des maladies, et s’il y a eu des famines c’est parce que des productions entières ont été dévastées. On ne peut donc pas tout nier et vouloir se servir dans un seul panier.

En ce qui concerne l’alimentation infantile, il y a des obligations de résultat d’où les contrôles à l’entrée et à la sortie au minimum. Les produits que l’on trouve dans le commerce, qu’ils soient issus de l’agriculture biologique ou non sont soumis aux même tests. Ces test ne peuvent pas prouver un niveau de pesticides à zéro mais seulement proche de zéro, d’où cette mention sur les petits pots, c’est simplement un soucis de seuil de détection et non une utilisation de produits chimiques contre une utilisations de produits naturels.

D’autant plus qu’entre « agriculture intensive » et « agriculture biologique » il y a une troisième voie, un mélange entre savoir faire (l’humain) / savoir être (la terre) et ce que la science nous apporte, c’est un savant mélange qui permet de ne pas perdre le contact avec la nature : « l’agriculture raisonnée ».

 

Ce qui m’a marqué lors de nos deux entrevues ce sont l’amour des hommes pour leur métier, leurs productions et la terre. Ces agriculteurs étaient passionnants et auraient pu nous parler de cette relation fusionnelle toute la journée et plus encore. Ce sont ces personnes qui nous donnent confiance en ce que nous mangeons.

Comment un producteur devient-il « Blédinable » ?

 

Les producteurs sont diversifiés pour palier aux éventuelles intempéries ou autres soucis de production, mais il n’est possible de faire des changements de dernière minute car un producteur est « Blédinable » au bout de deux a trois ans seulement : c’est en effet le temps nécessaire pour tester les récoltes avant de les utiliser.

Blédina ne sait pas changer de producteur du jour au lendemain, c’est un gage de qualité supplémentaire pour le consommateur, mais aussi un gage de confiance pour le producteur. La marque leur impose de grosses contraintes donc il faut que les producteurs soient intéressés et qu’ils puissent fournir de grosses commandes pour que ce soit bénéfique pour eux.

Les deux producteurs que nous avons rencontrés nous ont confié que c’était un vrai challenge pour eux et que ces contraintes imposées leur ont permis d’apprendre également beaucoup de choses. D’autre part, venter le fait qu’une partie de leur production est destinée à Blédina, est une marque de qualité reconnue dans la profession à présent.

 

Et dans les produits Bédina : quid des additifs, du sel, des ingrédients allergènes … ?

 

La liste d’ingrédients sur les étiquettes est exhaustive : aucun surplus ! Si le pourcentage n’est pas indiqué c’est que la quantité est infinitésimale. D’autre part il existe une liste restreinte de produits additifs autorisés que Blédina peut se voir utiliser pour certaines recettes, mais dans tous les cas tous les ingrédients sont listés sur les étiquettes, aucune surprise à l’horizon.

La viande et le poisson utilisés pour les petits plats suivent une réglementation très stricte sur les farines animales qui ne doivent plus intervenir dans l’alimentation des animaux et proviennent principalement de France, sauf le porc (France et Espagne) et l’agneau (Nouvelle-Zélande car il est 4 fois moins cher et moins gras).

En ce qui concerne les allergènes, ils sont notés en gras sur le pot. Au niveau de la production il y a une chaîne d’ordonnancement : les recettes contenant des légumes seuls sont fabriquées en premier, viennent ensuite les produits à base de viande et enfin ceux pouvant contenir des allergènes en dernier.

Enfin, en cas de problème éventuel avec l’un des produits, Blédina est capable de le retracer en 2h : que ce soit au niveau de la chaîne de production, ou bien à la parcelle de culture. Et cela est valable également avec les distributeurs.

 

 

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 [ctt template= »4″ link= »Ku66M » via= »no » ]Du champs au petit pot : les idées reçues[/ctt]

 

Ce que je retiens de cette expérience

 

Les petits pots sont nés avec l’émancipation de la femme tout comme le biberon, on ne peut donc pas totalement mettre ce produit de côté aujourd’hui. Personnellement je ne culpabilise pas du tout d’utiliser les produits préparés par l’industrie alimentaire depuis la naissance de mes enfants. Ils m’ont permis de passer du temps avec eux quand je le souhaitais, de leur faire tester des recettes auxquelles je ne pensais pas, de me sentir sereine quand aux aliments utilisés …

Je continue donc à mixer entre les petits pots et le fait maison en faisant attention aux ingrédients que j’utilise, pour moi le bio n’est pas une étiquette qui me rend totalement sereine. Je continue donc à varier les plaisirs !

J’aurais le plaisir de participer fin septembre à une nouvelle session « parents témoins », ce programme mis en place par Blédina permet aux parents de rentrer dans le cœur du sujet aussi bien en inspectant l’usine de Lyon, qu’en rendant visite aux producteurs. J’ai le plaisir de vous convier avec moi cette fois-ci  !!!

Pour cela il suffit de répondre au questionnaire en cliquant ici, et l’un d’entre vous pourra alors m’accompagner ! Alors qui tente sa chance ???

One thought on “Du champs au petit pot

Un petit mot ça fait toujours plaisir :)