Et si on oubliait le reste du monde ?

Il y a des jours où penser aux autres et un besoin nécessaire à oublier nos tracas et se sentir utile au reste du monde. Cependant penser aux autres c’est une chose, penser à l’image que les autres ont de nous c’est une autre affaire. J’ai longtemps eu besoin de l’avis de mon entourage pour prendre des décisions, mais aujourd’hui j’apprends à m’en détacher même si ça reste nécessaire. Et si on arrêtait de se soucier de l’avis de notre entourage pour grandir ?

 

Avant je n’étais pas vraiment capable de donner mon avis, éclairé ou non, j’écoutais, j’entendais mais je n’osais pas contredire ou argumenter. J’avais trop peur de dire une énormité ou que mon avis ne sois pas compris. J’ai toujours eu assez peu confiance en moi. Mais depuis que je suis maman, je me suis enfin écoutée, j’ai appris à prendre des décisions importantes, et plus j’avance dans ce rôle, moins je doute de moi. J’en suis même à écrire des articles sur la parentalité sur un blog et à donner des conseils !

Pour moi, les réseaux sociaux ont ce côté positif de pousser à échanger et à partager nos avis avec autrui, mais aussi de garder un contact certain avec des proches trop loin de nous. De mon côté ils m’ont appris à écouter les autres pour essayer de comprendre leur vision des choses, mais aussi à faire évoluer la mienne quand je m’aperçois qu’elle est tronquée. Le tout est de savoir bien les manier et ne pas tomber dans leurs travers comme y passer sa journée et oublier la vraie vie.

 

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L’âge y serait-il pour quelque chose ?

 

Alors est-ce que le fait de mûrir nous aide à cela ? Grandir, devenir autonome, être responsable de notre vie puis de celle de nos enfants … Le chemin peut paraître long, mais un jour, notre jugement devient valeureux. Nous n’avons plus besoin d’attendre l’avis d’une tierce personne pour enfin se sentir légitime dans une conversation, un débat.

Je me souviens de ces ados qui me semblaient déjà si sûrs d’eux. Je les enviais tellement. Ou alors était-ce seulement une carapace qui cachait la montagne ? Plutôt que l’âge, ce pourrait-être notre éducation et nos expériences de vie qui nous dirigent vers tel ou tel chemin.

Tout comme notre apparence peut nous donner une certaine contenance, l’approbation des autres peut gonfler notre estime de soi. Les félicitations de notre patron vont nous faire passer une journée merveilleuse, un mari qui nous complimente sur notre nouvelle coupe de cheveux (contrairement à ceux qui passent à côté 😉 ) et a vie va nous paraître plus belle.

 

Devenir parent nous rendrait alors plus responsable et légitime ?

 

Tout cela serait alors validé par le fait que nous souhaitons donner le meilleur de nous même afin que notre progéniture bénéficie de la meilleure image de l’homme qui soit. J’hésite à parler de légitimité, car pour certain ce serait l’inverse. Dans les premiers pas de la parentalité, il semblerait que tout notre être soit remis en cause.

Je dirais finalement plutôt que ce sont nos enfants qui nous ouvrent le chemin : ils ébranlent nos convictions, mettent à mal notre énergie, nous remplissent d’un amour inconnu … Nous voici sortis de notre zone de confort pour dévaler les montagnes de la parentalité. Et là, autant dire qu’il est indispensable de faire confiance à notre instinct ! Les avis des uns et des autres étant aussi nombreux que le nombre de parents qui existent …

Nous sommes alors motivés pour aider notre progéniture à se construire au mieux, en souhaitant leur éviter les écueils vécus par nous-même à leurs âges. Nous voulons tous que nos enfants soient heureux, empreints de nos valeurs, confiant, bienveillants … et cela nous pousse à l’être déjà nous même.

 

Alors me voilà rendue, à 39 ans, à me dire que j’aime écouter l’avis d’autrui, faire évoluer ma vision des choses, comprendre celle des autres. Mais dans tout ça, je sais maintenant que mon avis aussi à le droit d’exister !

 

 

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3 thoughts on “Et si on oubliait le reste du monde ?

  1. Je comprends j’étais un peu comme cela, beaucoup plus souple avant d’avoir des enfants et plus effacée. J’ai tendance à avoir peu confiance en moi mais j’essaie de plus me faire confiance dans mes choix. Et ils ne sont pas toujours conventionnels: comme avoir pris un congé parental, quitté un CDI, fait une reconversion …

Un petit mot ça fait toujours plaisir :)

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