J’ai vaincu la fatigue !

Après trois grossesses, trois allaitements, trois enfants … je le sais trop bien, la fatigue est mon pire ennemi. Il y a des jours où je ne suis pas patiente, je m’énerve pour un rien, je finis par crier quelques fois, je m’en veux, je voudrai sortir de la maison pour hurler un bon coup, mettre les enfants sur pause pour me reposer … Et j’en passe.

Avec Chaton je suis devenue maman, c’était l’inconnu, nous avons grandi et mûri ensemble. Quand je repense à notre vie avec lui les premiers mois, je me souviens d’être allongée sur le canapé à le bercer dans son transat avec mon pied pour qu’il se rendorme. Je me souviens avoir tenté un nombre incalculable de fois de le faire dormir, enfin, dans son lit, et échouer après trente minutes d’espérance. Je me souviens avoir marché sur la pointe des pieds pour ne pas faire craquer les lattes de parquet … Mais bizarrement cette période est toujours « dans le noir »,  comme si nous n’avions vécu que de nuit tout au long de ces mois.

Et puis, après cinq mois à tenter toutes les solutions « douces », je n’en pouvais plus, je devais reprendre le travail trois mois plus tard et je n’arrivais pas à imaginer comment serait notre vie si nos nuits devaient continuer à être hachées à cause d’une tétine qui tombe … Nous avons donc décidé de laisser Chaton pleurer pour qu’il prenne confiance en lui et se rendorme tout seul.

Et là, la lumière fût !

A compté de ce jour, il fût réglé comme une horloge ! J’ai enfin vu le jour. Il suffisait d’une bonne nuit de sommeil pour voir la vie en rose. A partir de ce jour sacré, je suis revenue à la vie. J’ai passé trois mois à me reposer et à me préparer tranquillement à la reprise du boulot, nous étions au printemps et le soleil m’a également beaucoup aidée !

Et puis j’ai oublié ce que l’on ressentait, ce que la fatigue pouvait engendrer. Coquinou est arrivé. Mais avec lui c’était beaucoup plus simple : je ne me souviens même pas avoir été éreintée (même si je sais très bien que je l’ai été …) ce fût un gros dormeur capable de se réveiller à dix heures du matin et de refaire une sieste de quatre heures l’après midi. Avec Coquinou j’ai plutôt fait connaissance avec la culpabilité : celle de devoir forcément frustrer l’un de mes bébés en ne répondant pas immédiatement à son besoin. Mais ça c’est un autre sujet !

Nous voici maintenant cinq à la maison, Bébichou est un amour, vraiment, il est capable de jouer une heure dans son lit tout seul (sauf si je pointe le bout de mon nez, ce qui vaut des scènes mémorable de maman à quatre pattes en train d’admirer son bébé sans qu’il ne la voit …), il fait des câlins à n’en plus finir, il rit beaucoup, c’est un bébé heureux de vivre. Mais voilà, j’ai renoué avec la fatigue, la vraie, celle qui nous bouffe toute crue. Et encore j’ai la chance que mes enfants soient des gros dormeurs lors de leurs siestes, mais moi, je n’y arrive pas : « dors en même temps qu’eux » ! Combien de fois ai-je entendue cette phrase … ? Pour moi c’est impossible, leur sieste, c’est le moment où moi je peux faire quelque chose pour moi : douche, manucure, lecture, blog, série télé … Des choses futiles, peut être, mais qui me permettent de me dire que je me suis occupée de moi dans la journée et que je ne suis pas QUE mère.

Mon petit amour, se réveille donc tôt le matin, et quand vient l’heure de sa sieste, ce sont mes deux autres petits chéris qui se lèvent. Et j’avoue qu’étant levée à sept heures trente maximum chaque matin sans exception, ça me fatigue. Je culpabilise d’être moins patiente avec mes loulous alors que finalement ils ne me demandent pas la lune bien souvent.

Depuis quelques semaines maintenant, je prends sur moi et je suis fière d’arriver la plupart du temps à rester zen, et vous savez quoi ? Les enfants le ressentent : ils sont aussi plus sereins. Il m’aura également fallu une bonne nuit de sommeil le week end dernier pour me ressourcer un peu et continuer sur ma lancée.

Mes enfants m’ont fatiguée, mais c’est aussi grâce à eux que je vis la plus belle phase de ma vie.

Mamans usées, courage, un jour nous vaincrons ! Un jour la lumière se rallume, un jour on se retrouve. Il faut finalement profiter de ses moments de câlins et de jeux car un jour, ils ne voudront plus qu’on les accompagne à l’école et qu’on leur fasse un dernier câlin. Et je vous assure que c’est ce que l’on se dit quand la fatigue nous a quittée !

La vengeance est un plat qui se mange froid 😉

4 thoughts on “J’ai vaincu la fatigue !

  1. La fatigue ça nous ronge ! Nous on a été des zombies pendant plusieurs mois quand le premier ne faisait pas ses nuits, mais ça a été un vrai bonheur quand il a commencé à dormir d’un trait. On s’est ressourcé !et ça se sentait dans notre quotidien, on pouvait faire plus de choses pour nous. Bon par contre, je ne raconte pas la galère maintenant qu’il commence à être malade (angine à répétition, fièvre, vomissement…), on est crevé, le petit aussi mais il récupère plus vite que nous le filou !

  2. Je découvre ton blog, et cet article me parle beaucoup en ce moment. Depuis quelques semaines je suis épuisée, j’ai les nerfs à vif et malheureusement je n’arrive pas forcément à rester zen… Le manque de sommeil est une torture parfois…
    Du coup, nous avons aussi décidé de laisser pleurer notre petit garçon (9 mois). La méthode avait bien fonctionné avec notre fille (2ans 1/2 maintenant). Maintenant notre garçon ne se réveille plus avant 5h30 le matin pour manger… J’ai encore besoin de plusieurs nuits de sommeil !

    1. Merci de ton échange 😉 je me revois complètement ! Et je pense qu’il ne fait pas hésiter à laisser les enfants un week end chez les grands parents si possible pour récupérer au moins une bonne nuit et une journée complète et surtout ne pas culpabiliser de le faire car il en va de la bonne santé de la famille 🙂 Courage ! Un jour on aura oublié 😉

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