Je voudrais toujours faire mieux

On me dit souvent : « maintenant il faut faire le quatrième pour avoir une fille ! ». J’ai toujours dis que je ne voulais que des garçons et la nature m’a comblée ! Chacun a ses propres envies et en ce qui me concerne, je n’ai jamais eu cette envie d’avoir une fille qui puisse être mon mini-moi, que je pourrai habiller en rose (ou pas) et à laquelle je pourrai faire des couettes.De ce côté là, tout va bien.

En revanche, garçon ou fille, je crois que toutes les mamans rêvent secrètement d’être la maman parfaite pour leur enfant. Même si ça reste utopique et que l’on peut se demander ce qu’est vraiment la perfection, je pense qu’on idéalise toujours notre rôle. Et puis une maman parfaite, qu’est ce que ce serait frustrant pour nos enfants : pas le droit à l’échec, ne pas apprendre le pardon, la deuxième chance … Non, vraiment, ce serait ennuyeux à mourir pour tout le monde non !?

Mais voilà, on ne se refait pas, à chaque fois que je me suis retrouvée enceinte, je me suis dit cette fois, j’ai les bases, je sais ce que je veux, je vais être parfaite ! Et à chaque fois, ça n’a pas loupé, je me suis posée d’autres questions, j’ai fait des choses différemment, et je n’ai rien fait de ce que je m’étais imaginée !

Mon constat pour les futures mamans : chaque enfant est différent, et avec chacun d’eux, nous sommes des mamans différentes.

On rêve d’une grossesse qui se déroule de telle ou telle façon, d’un accouchement sans péridurale pour se dépasser, d’une naissance maîtrisée ? Et bien non, ce n’est pas nous qui décidons, ce sont eux, déjà !

On veut allaiter trois mois, six mois, vingt quatre mois; on veut mixer l’allaitement pour ne pas être esclave de notre bébé ? Que nenni ! C’est là que bébé ne veut pas toucher une seule tétine de biberon, où alors, sans prévenir, veut passer à la nourriture solide et ne veut plus de lait.

Avec un premier loulou on a appris le portage, on maîtrise, on investit dans tout le matériel nécessaire ? Perdu ! Le petit deuxième ne supporte aucune écharpe et aucun porte bébé … Bon ce sera pour le troisième alors 😉

Le fameux : « chez nous pas de tétine ni de doudou, on ne veut pas être esclave comme on l’a été avec notre premier ! ». Mais c’est sans compter le besoin de succion intense de ce nouveau petit chou qui vient d’arriver et que l’on avait pourtant vu sucer son pouce à l’échographie.

Pour le sommeil ? On est des pros avec deux enfants, on en a dormi des nuits à côté de leur lit, on les a bercés des heures dans le transat … « dormir comme un bébé » ? Mais qui a inventé cette expression ??? Pour le troisième on est prêt ! Et voilà que le petit dernier balaye tout d’un coup, finalement, on avait oublié ce que c’était la fatigue … Mais bonne nouvelle, on oubliera une troisième fois !


Le constat est là : faire un quatrième pour avoir une fille, ou pour faire encore mieux, c’est non !

 
On fait de notre mieux au quotidien et c’est ce qui compte. On ne peut pas s’empêcher d’idéaliser et de rêver les choses à notre façon, mais il ne faut pas oublier que tout peut être différent.

 

6 thoughts on “Je voudrais toujours faire mieux

  1. C'est tout à fait ça !
    La "mère parfaite" n'existe pas (le père parfait non plus d'ailleurs 😉 ) et c'est ce que fait de nous des êtres doués pour apprendre de nos erreurs et s'adapter.
    L'essentiel, ne pas culpabiliser, ne pas se laisser déborder par les critiques des autres qui souvent se veulent bienveillantes mais culpabilisantes.

  2. Quel joli billet, je te suis assidûment et j'aime te lire. Ce billet fait écho,
    Nous souhaitions des garçons egalement et nous avons eu des filles, je suis comblée et papa encore plus,
    Gros bisous ma jolie

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