Ma façon d’être maman

Je n’ai jamais vraiment suivi les recettes de cuisine à la lettre. Je ne suis pas extrémiste dans ma façon d’être et de penser. J’aime être à l’écoute et adapter ce que j’entends ou lis à ma façon de vivre et de voir les choses. Quand on me parle de bienveillance ça me touche, mais je suis incapable d’appliquer tous les préceptes à la lettre. D’abord parce que tout ne me correspond pas mais aussi parce que je pense qu’il est impossible d’agir de cette façon jour après jour sans faire des erreurs et culpabiliser par la suite. Alors voici comment, moi, je suis une maman.

Je suis le rythme de mes enfants mais …

 

J’ai toujours essayé de suivre le rythme de sommeil de mes enfants, d’abord parce qu’ils en ont besoin, mais aussi parce que ça me permet de garder du temps pour moi et me reposer. Ceci est vrai pour les premiers, en revanche pour les suivants, ils n’ont pas le choix : il faut emmener les grands à l’école et aller les chercher, les véhiculer à leurs activités extra-scolaires … C’est donc plutôt l’inverse qui se produit.

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Ceci étant, j’essaie au maximum d’adapter notre vie à celle des plus petits. Je sais que ça peut être frustrant pour les plus grands, mais je souhaite tenter d’offrir le même confort de vie à mes enfants aux mêmes âges. Avec le temps on devient un peu moins obtus et centrés sur notre bébé, on s’adapte et on l’aide à s’adapter à nous.

 

Je ne punis plus mais …

 

J’ai toujours souhaité éduquer mes enfants sans violence et sans cri. Pour le côté violence, c’est tellement impossible de lever la main sur mes enfants que je n’ai même pas à faire d’effort pour me contenir. C’est naturel et impensable pour moi, je ne peux même pas imaginer ce geste.

En revanche pour les cris, ça m’arrive quelques fois. Alors évidemment on se sent coupable par la suite. Mais j’ai trouvé comment mettre à mal cette culpabilité : je m’excuse quand le calme revient. Les premières fois où le ton est monté, je m’en suis mordu les doigts, moi qui apprends à mes enfants à ne pas crier et à exprimer leurs émotions, je ne suis pas capable de contenir les miennes ! Et puis j’ai compris que personne n’est parfait, et heureusement. Alors j’ai montré à mes enfants que l’on peut tous faire des erreurs et s’excuser par la suite.

Aujourd’hui, quand je sens que je suis fatiguée et que je ne vais pas être patiente, je préviens les enfants « s’il vous plaît soyez cool aujourd’hui car je suis fatiguée et je risque de me fâcher rapidement … ».

Avec le temps en s’approche des valeurs que l’on veut transmettre à nos enfants, mais maintenant je ne culpabilise plus : je préviens ou je m’excuse, un câlin et c’est oublié !

 

Je montre l’exemple mais …

 

Comme je le disais juste avant, nous pouvons tous faire erreurs ou avoir des gestes incontrôlés : on renverse un yaourt par terre, on joue et une main finie malencontreusement sur un œil.  Les enfants ont tendance à rejeter la faute dans ces cas là. J’essaie de leur expliquer que certaines fois on ne veut pas faire mal mais que ça arrive, par des mots ou des gestes. Le tout, une nouvelle fois c’est de s’excuser.

Oui taper c’est mal, mais ça peut arriver sans le vouloir. Renverser un verre ce n’est pas une bêtise mais plutôt de l’inattention, on va chercher un chiffon et on essuie …

Alors oui, ça peut être énervant pour nous quand on vient de laver le sol, ou quand les enfants jouent calmement et qu’un cri perçant nous casse les oreilles tout à coup … J’avoue que ça me fait perdre mon calme, alors j’essaie de prendre sur moi et de canaliser mes émotions en me disant que ce genre de situations n’est pas grave en soi et que l’on peut éviter au petit gendarme qui est en nous de faire son apparition.

 

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J’essaie de lire un maximum de choses sur les différents types d’éducation, le développement de l’enfant … ce qui me permet de mieux comprendre leurs capacités et leurs frustrations. Généralement, après la lecture d’un article ou d’un livre, je repars avec de bonnes résolutions en tête. C’est quand je sens que je suis à bout et que je n’ai plus de patience que je me replonge dans la lecture pour me remotiver !

 

Je les aide à développer leur autonomie mais …

 

J’ai toujours aimé regarder grandir mes enfants. Alors oui j’aime les bébés, mais j’avoue que je préfère quand les enfants commencent à devenir autonomes et arrivent à s’exprimer pour que l’on puisse échanger. J’aime les câlins et les joues à bisous de mes bébés, mais j’aime encore plus les voir trouver les clés pour passer des étapes.

Alors à la maison, c’est plutôt bain et motricité libre, petits bancs pour qu’ils puissent atteindre l’évier ou le haut du réfrigérateur tout seul, on cuisine ensemble … Mais principalement quand j’ai le temps et que je peux garder un œil sur eux. Je reste une trouillarde des têtes qui rencontrent un coin de table ou d’un doigts égratigné.

 

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Evidemment, les principes des pédagogies de type Montessori vantent avant tout la sécurité de nos bambins, mais je préfère m’inspirer que ce qui colle à ma façon d’être et de vivre, plutôt que de m’imposer des choses qui risque de développer mes peurs les plus ancrées.

Chaque enfant à ses propres besoins et passe les étapes de la vie différemment, ils ont tous leur propre façon d’avancer (Nolan a besoin de « bons points » pour être stimulé, quand Maxence a besoin de reconnaissance et d’encouragements). Alors au lieu de suivre à la lettre ce qui paraît être la meilleure éducation pour les enfants, je préfère m’inspirer et adapter les choses à ma façon.

 

Je les aide à développer leur confiance en eux mais …

 

Notre rôle est de leur donner les clés pour quitter le nid en toute sécurité. Les écouter c’est vraiment la meilleure façon de les comprendre. C’est souvent en les observant que j’avais compris que mes enfants avaient passé une étape : manger tout seul, aller chercher le pain au coin de la rue, se laver les cheveux comme les grands …

J’aimerai les garder pour moi toute ma vie alors n’allons pas trop vite non plus. J’essaie de suivre au mieux leurs étapes de développement mais souvent avec un train de retard, rien de plus normal non ? Alors même si nous ne sommes pas toujours en phase, j’essaie de prendre le train en marche sans imaginer que j’ai pu entraver gravement leur évolution …

 

Je vis pour mes enfants mais …

 

C’est ce qui m’a pris le plus de temps à intégrer, et pour cela il m’a fallu avoir quatre enfants ! Autant dire que pendant plusieurs années, je me suis vraiment cantonnée à mon rôle de maman. Avoir des enfants peut être un certain sacrifice au début : nous vivons dans leur direction. Mais il fait aussi prendre conscience des différentes facettes de notre personnalité.

 

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N’oublions pas de demander de l’aide, de faire du sport, de nous maquiller et prendre soin de nous, de penser à notre vie de femme, de laisser un place au papa même si il ne fait pas les choses à notre façon …

J’ai finalement appris à garder du temps pour moi : je ne culpabilise plus de laisser mes enfants à la cantine, de les prêter à la baby-sitter, de bénéficier d’une journée pour moi en laissant le petit dernier à la crèche une fois par semaine …

 

Finalement, pour moi c’est l’amour avant tout !

J’ai appris en faisant des erreurs, forcément c’est avec le premier que l’on en fait le plus, mais heureusement pour nos enfants nous ne sommes pas des parents parfaits. Le principal étant de faire de son mieux et pas mieux que les autres parents. Et n’oublions pas que la fatigue peut tout mettre à mal alors ne culpabilisons plus de ne pas appliquer les meilleurs préceptes à la lettre !

 

 

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12 thoughts on “Ma façon d’être maman

  1. Quel bel article ! La mesure et le respect de ses possibilités me semble aussi être la clé. Et comme tu le dis, même si c’est difficile parfois, il ne faut pas s’oublier ! La bienveillance commence par soi-même !

  2. Je te rejoins totalement sur ta conclusion. L’essentiel n’est pas de faire mieux que les autres ou de faire tout parfaitement mais de faire de son mieux. Et c’est ce qui est le plus important pour son enfant à mon sens. Merci pour beau billet !

  3. J’aime beaucoup ta façon de voir les choses….peut-être parce que je me retrouve aussi dans ta description Je fais beaucoup au feeling. J’essaie de discuter et d’expliquer en priorité même si parfois la fatigue à raison de ma patience (trop souvent à mon goût mais je n’ai pas encore trouvé la solution pour assurer partout: au boulot, sur l’intendance de la Maison, répondre aux demandes continuelles de 3 enfants avec calme et bienveillance ). Bon heureusement, il y a aussi tous les autres moments où l’on compense avec des moments privilégiés, des câlins et des explications. La vie de Maman c’est du long terme heureusement! Il y a les jours avec et les jours sans: on garde une moyenne Gros bisous

  4. Hello, j’ai l’impression que l’on se ressemble pas mal sur nos façons de faire. C’est vrai que ce n’est pas évident de rester calme quand ils cassent les oreilles et je suis hyper sensible au bruit. Mais nous sommes les adultes et nous devons donner l’exemple de comportements apaisés et responsables 🙂 Bisou

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