Terreurs nocturnes : comment s’en sortir

Depuis quelque temps nous vivons une situation difficile avec Gabriel : il est sujet aux fameuses terreurs nocturnes. Nous le retrouvons assis dans son lit en train de pleurer, les yeux dans le vague et il est inconsolable. Nolan nous avait déjà fait ce genre de chose mais ce n’était pas régulier et c’est passé assez vite.

Avec Gabriel c’est plus intense et ça ne passe pas. 

Si vous aussi vous vous sentez impuissant face à cette situation, je vous explique quelles peuvent en être les causes et comment aider nos enfants à passer ce cap.

Comment reconnaître les terreurs nocturnes

 

Les terreurs nocturnes se différencient des simples cauchemars. L’enfant est alors en plein sommeil mais paraît éveillé, assis dans son lit les yeux ouverts mais le regard dans le vague, et répondant parfois à nos questions de façon relativement nette. Il peut être trempé de sueur, tout comme son oreiller !

Cela arrive souvent en première partie de nuit, dans les deux heures suivent le coucher et dure 15 à 20 minutes généralement. En cas d’intervention de notre part, cela peut durer des heures … C’est un trouble qui apparaît chez les enfants de 18 mois à 4 ans environ, et qui peut avoir un caractère héréditaire. Ces épisodes peuvent être favorisés par l’arrivée de situations stressantes ou fatigantes.

 

Pourquoi mon enfant est-il sujet aux terreurs nocturnes ?

 

J’avais déjà une idée de ce qui avait pu amener mes enfants à se retrouver dans un état qui pourrait s’assimiler à un croisement entre les cauchemars et le somnambulisme : l’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille. Et il semblerait que ce genre de situation soit finalement assez courante. Chez nous ça a été le cas à chaque fois mais de façon plus ou moins marquée.

Certaines situations sont souvent difficiles à vivre pour nos enfants comme :

  • La fatigue : d’après mes recherches, les terreurs nocturnes sont souvent déclenchées par l’arrêt des siestes ou des nuits plus courtes. Il est alors très important de créer un climat plus confortable et propice au repos, ce qui évitera de rattraper le retard de sommeil en modifiant la qualité de celui-ci.
  • Des changements dans leur quotidien :  l’entrée à l’école, un changement d’assistante maternelle, une séparation, un déménagement … Tout ce qui peut paraître anodin à nos yeux est parfois très déstabilisant pour un enfant en plein apprentissage de la vie. l’importance des routines dans ce genre de situation est d’autant plus grande.
  • Une maladie ou de la fièvre qui survient : la fièvre peut être un facteur déclenchant puisque l’enfant peut se retrouver à délirer.

 

Terreurs nocturnes : comment s’en sortir

 

J’ai fait l’erreur de réveiller Gabriel à chaque fois au début, ce qui avait pour conséquence de lui faire encore plus peur ! En effet l’enfant n’est pas conscient de ce qu’il a vécu et peut être totalement déstabilisé par notre attitude.

Il est préférable de ne pas le toucher et de parler à voix basse et douce si nécessaire. Notre rôle dans ce cas est principalement de veiller à la sécurité de notre enfant, en posant éventuellement des coussins par terre, en mettant une barrière de lit ou dans l’escalier …

De la même manière, il vaut mieux éviter d’évoquer le sujet devant lui ou le lendemain au réveil par exemple. L’enfant n’étant pas conscient de son état nocturne, il risque d’être apeuré par ce qu’il est capable de faire quand il dort sans le savoir.

En ce qui nous concerne voici ce qui a fonctionné :

  • J’ai recouché Gabriel à la sieste, et même s’il ne dort pas il lit tranquillement dans son lit avant de revenir me voir. C’est un moment de calme et ressourçant.
  • Sur les conseils de mon pharmacien et de mon médecin, je lui donne trois granules homéopathiques de Gelsemium 9CH (favorisant l’endormissement) et trois autres de Stramonium 9CH (limitant le phénomène des terreurs) à chaque dîner, puis de nouveau au coucher.
  • Nous avons essayé de conserver le même rythme en semaine et le week-end avec une routine du coucher bien ancrée : nous relisons les règles du soir ensemble pour vérifier que tout a été fait et j’ai l’impression qu’il est rassuré ; nous lisons une histoire ; et au moment de se mettre sous la couette Gabriel se remémore le meilleur moment de sa journée.
  • Ayant du mal à s’endormir, je lui propose de lire un ou deux livres à la lumière de sa veilleuse pour trouver le sommeil. Et malgré qu’il se relève plusieurs fois, je tente de rester très calme (motivée par le fait d’éviter d’être réveillée par des hurlements en pleine nuit !)
  • Certains parents témoignent des bienfaits d’une visite chez un microkiné ou un magnétiseur.

Aujourd’hui (après quatre mois compliqués !) Gabriel se relève encore plusieurs fois avant de s’endormir, mais vers 21h/21h30 grand maximum il dort, et il ne fait plus du tout de terreurs nocturnes. J’ai parfois tendance à perdre patience quand je suis fatiguée mais sachant que ça ne sert à rien je me contrôle au maximum !

 

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Ne restez pas seuls, informez-vous et rassurez-vous … Ce n’est généralement qu’un trouble passager, déstabilisant soit, mais auquel on peut trouver des solutions !

 

Pour information, les enfants ayant été sujets aux terreurs nocturnes ont des chances de développer du somnambulisme par la suite et à parler durant leur sommeil. Mais rassurez vous, généralement cela disparaît à l’adolescence. Ils peuvent également être sujets à l’énurésie qui peut disparaître vers l’âge de dix ans.

 

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10 thoughts on “Terreurs nocturnes : comment s’en sortir

  1. salut, article très intéressant !! Ma fille a fait des terreurs nocturnes !! Souvent lié à des changement ou à des situation passée ou à venir anxiogène pour elle. J’en suis arriver à la même conclusion !! Du coup c’est Rescue Kid.. Ça fonctionne bien… Depuis plus de soucis !!

Un petit mot ça fait toujours plaisir :)

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