Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi

 

Chose incroyable puisque depuis que j’ai des enfants je n’ai plus le temps de rien, j’ai réussi à lire deux livres dans la semaine !

Je vais commencer par vous parler du premier que j’ai lu, le deuxième roman de Virginie Grimaldi « Tu comprendras quand tu seras plus grande ».

Tout d’abord j’attendais la sortie de ce roman avec impatience pour deux raisons. La première je suis une fan inconditionnelle de Ginie (pour les intimes) et de son blog Femme Sweet Femme que je suis depuis plus de cinq je pense. Ensuite parce que j’ai lu son premier roman et que je l’ai vraiment adoré comme je vous le disais ici. Autant vous dire que j’attendais beaucoup de ce nouveau roman et que je n’ai pas été déçue. J’ai quand même mis du temps à trouver un moment pour le lire puisqu’il est sorti en mai 2016 !

unesourisbleue.fr

En résumé

 

Julia étouffe, après le décès de son papa et le manque de soutien de son amoureux, elle décide de fuir la vie sur un coup de tête, sans rien dire à personne. Elle peut compter sur sa meilleure amie pour la couvrir et retourner en douce dans sa région natale après avoir répondu à une offre d’emploi pour un poste qu’elle n’aurai jamais pensé pourvoir auparavant. Elle s’en va donc vers Biarritz pour devenir la psychologue de la maison de retraite des Tamaris, elle qui a une peur panique de la mort.

Mais qu’est ce qui a pu la pousser à venir dans cet endroit ? Et pourquoi n’arrive-t-elle pas à dévoiler son secret à sa famille ? Arrivera-t-elle à refaire confiance à un homme ? Toutes ses questions et bien d’autres trouveront leur réponse dans les derniers chapitres de ce magnifique roman qui aborde des sujets de société avec légèreté et touchant notre cœur de plein fouet.

 

Vous allez adorer le dévorer

 

J’ai lu ce livre en deux jours … un exploit pour moi, et surtout quand je suis arrivée au point final, je l’ai gardé contre moi un moment histoire de prolonger le plaisir. Quand j’ai commencé à faire connaissance avec Julia, j’ai tout de suite accroché avec sa personnalité. J’avais envie de lui crier « mais si le bonheur existe ! fonce ! ». Le rythme et le style d’écriture nous tiennent en haleine du début à la fin, on a envie d’en savoir plus de chapitre en chapitre, on rit, on pleure, on a chaud … tout y est !

Ce qui m’a plu également c’est que j’ai vraiment reconnu le style d’écriture de Ginie, un humour décapant, des comparaisons hilarantes, des descriptions pertinentes … J’ai eu l’impression que Julia c’était elle finalement, comme si elle s’était largement inspirée de sa propre vie et de sa propre vision de la vie.

Et c’est justement cette vision des choses, qui nous fait dire « mais oui, évidemment, c’est ça ! » au sujet de l’amour sous toutes ses coutures, qui font que ce livre n’est pas un banal roman à l’eau de rose.

Ce qui m’a frappée c’est l’idée qu’en tant qu’enfant ou petit enfant, nous n’imaginons pas forcément nos parents ou grands parents comme des personnes à part entière : ils ont eu une vie avant nous. On le sait évidemment, mais quand on y réfléchit, on voit les choses sous un autre angle. Ginie nous ouvre nos oeillières et nous pousse à réfléchir un peu plus en avant. Elle m’a fait me remémorer les merveilleux souvenirs que j’ai gardé de ma grand-mère qui nous gardait avec ma sœur tous les mercredi (tricot, couture, dames, petits chevaux, canevas … on ne s’ennuyait jamais !).

Elle aborde également la transmission entre génération. J’ai retenu cette phrase « les jeunes d’hier et les vieux de demain ». Une fois de plus j’ai vu la vie sous un autre angle, je me suis sentie beaucoup moins centrée sur moi même. J’ai compris que moi aussi un jour je serai une jeune d’hier.

Le deuil est largement évoqué également, on voit comme chacun à sa propre façon de se protéger et de se reconstruire. Je me suis totalement reconnue dans cette vision : la difficulté de parler du manque de ceux que l’on aimait et qui ne sont plus. Soit les gens ne sont pas concernés et ne comprennent pas ce besoin d’en parler pour exorciser, ou alors se sentent trop mal à l’aise et cherche absolument à trouver les bons mots qui ne sont jamais les bons. Soit les interlocuteurs le sont trop et on a peur de blesser en enfonçant le couteau dans la plaie. La douleur et la façon de se reconstruire sont propres à chacun.

Quelques mots que je retiendrai

 

« on ne passe pas toute une vie ensemble sans faire quelques concessions »

« six mois ce n’est rien dans une vie, mais c’est beaucoup quand il n’en reste qu’un tout petit bout »

« le plus important c’est de ne surtout pas croire que l’amour doit être parfait »

« il a l’intelligence d’une brosse à chiotte » !

 

Je pourrais vous parler de ce bijou des heures durant car j’ai noté tellement d’autres choses dont j’aimerai vous parler, mais ce serait trop vous en dire. Maintenant c’est à vous de juger. Moi je rêverai d’une suite avec Julia, Marion, Carole, Marine, Greg, Louise et Gustave, Raphaël et Rosa …

4 thoughts on “Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi

Un petit mot ça fait toujours plaisir :)